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L'Enfer, c'est pour ceux qui n'ont jamais pris de risques.
Qui se sont laissés vivre sans se remettre en question,
sans rien faire, ou alors [...] en emmerdant les autres,
en profitant d'eux.
[...] partir sans personne, c'est un peu comme rester.
Je me sens bizarre, abandonné, flottant,
comme un personnage dans une phrase que l'auteur ne finit pas.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir,
d'exercer un pouvoir sur l'autre ou
de considérer la durée comme une fin en soi.
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